Au soir de cette défaite, pour 379 voix, dans la circonscription de la Bresse et du Val-de-Saône, je tiens avant tout à témoigner ma profonde gratitude à celles et ceux qui ont porté leurs suffrages sur ma candidature, ainsi qu’à celles et ceux qui ont œuvré à mes côtés depuis plusieurs mois. Je félicite également, comme il se doit dans un esprit républicain et démocratique, Mme Untermaier.
Le score réalisé, dans une circonscription ancrée à gauche depuis 15 ans et dans un contexte national très défavorable, est honorable. Le véritable exploit aurait été de faire basculer cette circonscription alors même que la plupart des paramètres politiques, nationaux et départementaux, ne favorisaient pas ma candidature. En comparant ce score à ceux de toutes les autres circonscriptions réputées du département et même de la région, il est évident que nous réalisons une performance honorable.
Le résultat obtenu est d’autant plus honorable qu’il repose sur des convictions, des valeurs et un ancrage profond sur ce territoire. Anthony Vadot et moi-même avons mené une campagne de vérité, d’authenticité et de responsabilité. Sans démagogie, sans promesses intenables, avec le seul souci d’être fidèles à des engagements forts au service de l’intérêt général et de notre pays. Les électrices et électeurs bressans, qui nous ont placés largement en tête, ne s’y sont d’ailleurs pas trompés. La plupart des 13 cantons de la circonscription nous ont accordé leur confiance et ce fait politique pèsera à l’avenir. Avec les nombreux élus locaux qui nous ont soutenus, et fort de mes mandats européen et régional, je continuerai à travailler à la défense des intérêts de ce territoire d’où je suis issu et où je conserve toutes mes attaches.
C’est pourquoi, au-delà de la tristesse et de l’amertume d’une défaite aussi courte, je retiens et demande aux électrices et électeurs de retenir la dignité et l’honneur des engagements qui furent ceux défendus par Anthony et moi-même. La défaite fait partie de la vie politique. Cela est parfois cruel, voire ingrat et même injuste, mais il faut savoir faire face, admettre le verdict des urnes et continuer à œuvrer sans relâche pour ses convictions et son pays.
Arnaud DANJEAN