La théorie quantitative de la monnaie expliquée

La théorie quantitative de la monnaie expliquée

La monnaie est un moyen d’échange qui permet aux divers acteurs de l’économie d’effectuer diverses opérations financières. Elle joue trois grandes fonctions selon Aristote : la réserve de valeur, le moyen d’échange et l’unité de compte. Plusieurs théories sont énoncées par rapport à la monnaie, parmi lesquelles la théorie quantitative de la monnaie ou le quantitativisme. Que retenir de cette théorie économique ? Cet article se propose de nous éclairer sur le sujet. Focus !

La théorie quantitative de la monnaie : Historique

Lorsque les économistes parlent de cette théorie, ils parlent de la relation ou du lien qui existerait entre le flux de monnaie en circulation et les prix sur le marché. Les prémices de cette supposée corrélation entre la quantité d’argent disponible et les niveaux des prix se dessinaient depuis le XVe siècle.

En effet, c’est depuis la Renaissance que les grands penseurs tels que Nicolas Copernic, jean Bodin constata que l’arrivée d’une grande quantité d’or dans la cité entraîne une inflation de l’économie. Cette relation entre la quantité de devise ou de monnaie et l’évolution des prix a été approfondie au XIXe siècle par David Ricardo et Karl Marx. Mais que retenir réellement du cette théorie des finances : le quantitativisme.

La théorie quantitative de la monnaie : qu’est-ce que c’est ?

Après les observations et les premières idées conçues par rapport à la quantité de devises, Milton Friedman, dans la moitié du XXe siècle, peaufine cette théorie et la défend contre plusieurs théories contraires. En effet, selon Milton Friedman, la quantité ou la masse d’argent qui circule dans une économie, lorsqu’elle devient plus grande que la production, entraîne l’augmentation des prix et par conséquent l’inflation.

Quel est le principe mathématique de la théorie de la quantité d’argent ?

Cette théorie repose sur une équation technique proposée par Fisher Irving. Cette équation est la suivante : M×V = P×Y avec :

  • M : la quantité ou la masse d’argent qui circule ;
  • V : la vitesse avec laquelle l’argent circule ;
  • P : le niveau des prix ;
  • Y : le produit intérieur brut (PIB) ou le volume de production.

Bien que cette équation soit une identité comptable, en fixant les variables V et Y, les économistes obtiennent une corrélation entre le M (la quantité d’argent) et P (le niveau de prix). Selon cette corrélation, l’augmentation de la quantité d’argent ou de monnaie fait augmenter le niveau des prix et entraîne une inflation ou une crise économique.

Les implications de la théorie de la monnaie

Au regard du postulat de cette théorie, les économistes monétaristes suggèrent alors une stimulation monétaire modérée. En effet, une forte injection de monnaie dans l’économie n’aura pas un effet bénéfique durable pour l’économie. Il faut donc veiller à ce que la disponibilité de la liquidité ne dépasse pas la quanitité de la production primaire. Mais ce postulat économique n’est pas partagé par tous les acteurs du monde des finances. C’est le cas de la théorie que défendent John Maynard Keynes et ses adeptes.

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