Le Plan d’Épargne Retraite (PER) est un outil de placement plébiscité pour préparer sa fin de carrière tout en réduisant la pression fiscale. Cependant, franchir la barre des 70 ans suscite de nombreuses interrogations chez les épargnants. Est-il encore pertinent d’effectuer des versements PER après cet âge pivot ? Bien que les règles de transmission évoluent passé ce cap, associer la fiscalité PER à celle d’une assurance vie offre des opportunités d’optimisation patrimoniale particulièrement attractives. Focus !
Sommaire
Maintien de la déduction fiscale sur le revenu imposable
Contrairement aux idées reçues, la loi n’interdit pas de réaliser des versements sur un plan de retraite après 70 ans. Les sommes versées restent déductibles du revenu imposable, dans la limite des plafonds de déduction disponibles (éventuellement cumulés sur les trois années précédentes).
Cette stratégie permet aux personnes fortement imposées à la retraite de générer une économie d’impôt immédiate très avantageuse. À la sortie, l’épargne peut être récupérée sous forme de capital ou de rente, selon le choix du souscripteur.

La fiscalité des droits de succession en cas de décès après 70 ans
Sur le plan de la transmission, le traitement fiscal d’un PER assurantiel en cas de décès après 70 ans s’aligne sur les règles spécifiques définies par l’article 757 B du Code général des impôts :
- Abattement global : Les primes versées après l’âge de 70 ans bénéficient d’un abattement collectif unique de 30 500 € pour l’ensemble des bénéficiaires.
- Exonération des plus-values : seul le capital versé est soumis aux droits de succession au-delà de cet abattement ; toutes les plus-values et tous les intérêts générés par le contrat sont intégralement exonérés de droits de mutation et de prélèvements sociaux au moment du décès.
- Exonération entre époux : Le conjoint survivant ou le partenaire de PACS désigné comme bénéficiaire reste totalement exonéré de droits de succession, sans limite de montant.
Choix du contrat : PER assurantiel ou PER bancaire après 70 ans
Au moment d’alimenter son dossier, le souscripteur doit choisir entre un PER assurantiel et un PER bancaire. Pour préparer sa transmission patrimoniale après 70 ans, le PER assurantiel demeure le choix le plus stratégique, car il intègre les mécanismes du contrat d’assurance vie et l’abattement de 30 500 € en cas de décès.
À l’inverse, le PER bancaire entre dans la succession classique sous forme de compte-titres, ce qui prive le bénéficiaire désigné des avantages spécifiques sur la fiscalité PER et les droits de succession. Il convient donc d’adapter son plan de versement pour maximiser chaque déduction sur son revenu imposable tout en sécurisant la sortie en capital ou en rente.
Articulation complémentaire entre PER et Assurance Vie

Conserver un PER et ouvrir ou alimenter un contrat d’assurance vie après 70 ans constitue une stratégie patrimoniale très performante. L’assurance vie offre une grande disponibilité des fonds avec un abattement de 152 500 € par bénéficiaire pour les versements effectués avant 70 ans. En complément, le PER permet de continuer à réduire l’impôt sur le revenu grâce à la déduction des versements, tout en transmettant à ses héritiers un capital augmenté des plus-values non taxées.
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Camille Morin est une professionnelle du marketing digital, spécialisée dans la stratégie de contenu et les nouvelles tendances du commerce en ligne.
Arnaud d'Anjean Entreprise / Business / Finance