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Débats sur la Politique de Sécurité et de Défense commune

Strasbourg, Plénière du 19 mai 2015.

A l'hémicycle de Strasbourg

Hémicycle de Strasbourg, le 19 mai 2015

Dans le cadre des débats sur la politique européenne de défense, j’ai présenté mon rapport annuel sur la Politique de Sécurité et de Défense commune en présence de Madame Federica Mogherini, Haute-Représentante de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de politique de sécurité. Ce rapport sera voté le 21 mai 2015.

Strasbourg, 19 mai 2015

Strasbourg, ordre de passage (présentation du 19 mai 2015)

(Retranscription)

 » Jamais depuis le lancement de la Politique Européenne de Sécurité et de Défense, il y a maintenant 16 ans, l’Europe n’avait été confrontée à autant de crises, simultanées, à ses frontières, sur son sol et à des menaces multiformes à sa sécurité, extérieure et intérieure. Conflits régionaux, guerres civiles, terrorisme, drames migratoires, prolifération nucléaire et conventionnelle… L’immense recomposition géopolitique en cours pose à notre continent, en particulier dans son voisinage oriental et sur son flanc Sud, des défis sans précédents, sinon dans leur nature (les guerres et le terrorisme, nous les connaissons depuis longtemps), mais en tout cas dans leur ampleur.

 Face à ces évolutions dramatiques, l’Union Européenne et les États qui la composent ont le double devoir d’agir: Agir pour se protéger et agir dans notre environnement pour réduire l’instabilité.

 Il faut malheureusement reconnaitre que l’impression qui prévaut parmi nos concitoyens et hors nos frontières est celle d’une impuissance européenne. Ukraine, Syrie, Irak, Proche-Orient, Libye, Corne de l’Afrique, Sahel…Il y a peu de crises et de conflits aujourd’hui dans lesquels l’Europe, collectivement ou à travers ses États-Membres, joue un rôle réellement décisif, à la mesure de ses intérêts, de ses valeurs et de son poids diplomatique, économique et militaire.

 Même là où l’action de certains Européens semble la plus affirmée et la plus robuste (comme celle de la France au Sahel par exemple), l’ampleur de la tâche diplomatique, militaire, de développement d’une part, nos contraintes budgétaires et nos limites capacitaires d’autre part ne nous laissent aucun illusion sur l’impact très relatif de ce qui est entrepris.

 Dans ce contexte, la Politique de Sécurité et de Défense Commune pourrait être – devrait être-  un instrument majeur pour que l’Europe assume enfin ses responsabilités pour sa propre sécurité et pour celle de son environnement. Je suis un réaliste, je ne dis donc pas que cette politique commune est la seule possible car les politiques nationales ainsi que les partenariats multilatéraux, comme l’Alliance transatlantique, sont durablement des structures essentielles à la Défense du continent et de nos nations. Ceci est d’ailleurs reconnu dans les Traités.

 De même la Politique de Sécurité et de Défense Commune n’est pas -et ne sera pas dans un avenir proche- une véritable politique de défense, mais au moins était-elle conçue comme un ambitieux instrument de gestion de crises. Les crises sont là, toujours plus intenses, toujours plus proches, et notre « gestion » n’est pas à la hauteur de ces enjeux.

 Les orientations proposées par vous-même, Madame la Haute-Représentante, avec les ministres de la Défense réunis hier à Bruxelles, en vue du Conseil européen de juin, vont dans le bon sens. Je vous félicite d’ailleurs de la détermination affichée dès votre entrée en fonction. Ces orientations se basent sur le même constat d’insatisfaction, d’insuffisance et aussi d’urgence que je viens de dresser.

 Vous avez souligné que l’UE déploie actuellement 11 missions civiles et 5 opérations militaires. Le professionnalisme et le dévouement de nos personnels civils et militaires est remarquable et nous devons les saluer. Le respect que nous devons à ces personnels, qui sont déployés sur des théâtres difficiles au nom de l’Union européenne, nous oblige aussi à reconnaitre que ces missions et ces opérations deviennent bien trop souvent des formes d’ »alibi » de notre présence. Notre visibilité prend parfois le pas sur notre efficacité dans le jugement que nous portons sur ces missions. J’espère que vous allez mener à bien un vrai travail d’évaluation.

 Le temps nous est malheureusement compté et il faudrait parler de l’industrie et des capacités comme nous l’avons fait des opérations.

 En conclusion, nous n’avons aujourd’hui besoin ni d’inventivité ni de créativité ni d’imagination. Nous avons besoin de savoir lire ! Tout ce dont nous avons besoin sur le plan de la sécurité et de la défense est dans le Traité : coopération renforcée, coopération structurée permanente, flexibilité opérationnelle (avec l’article 44), mécanismes de financement et solidarité, assistance mutuelle…Tout cela est dans le Traité. Nous comptons sur vous, Madame la représentante, pour le rappeler aux États Membres. « 


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