La démission pour création d’entreprise est une option ouverte aux salariés souhaitant se lancer dans un nouveau projet de travail. Pour bénéficier des allocations chômage dans ce cadre, il faut impérativement respecter le dispositif démission reconversion. Le chômage après une démission n’est pas automatique, car il impose de justifier du caractère réel et sérieux d’un projet de création d’entreprise. Ce droit au chômage permet de sécuriser le revenu durant le lancement de l’entreprise. Avant de démissionner, le salarié doit effectuer un conseil en évolution professionnelle et obtenir la validation par une commission paritaire régionale de France Travail. Voici ce que vous devez retenir.
Sommaire
Quelles sont les conditions du dispositif démission reconversion ?
Le dispositif démission impose d’avoir travaillé pendant au moins cinq années continues avant la démission pour création d’entreprise. Le projet doit présenter un caractère réel et sérieux, évalué lors d’une commission paritaire régionale. Ce parcours permet de toucher le chômage tout en se consacrant à son emploi futur.
La démission pour création d’entreprise s’inscrit dans une logique de transition où le droit à l’ARE est préservé. En complément, le porteur de projet peut demander l’ACRE pour réduire ses charges sociales lors de la création d’entreprise. Cette combinaison facilite grandement l’accès à l’emploi indépendant.
En quoi consiste l’accompagnement et le rôle de France Travail ?
Avant toute démarche, il est conseillé de solliciter un conseil en évolution professionnelle pour structurer son projet de travail. Ce suivi prépare le dossier pour la commission de France Travail, garante du caractère réel du dossier.
Une fois la démission pour création d’entreprise actée, le candidat s’inscrit comme demandeur d’emploi pour bénéficier de ses allocations chômage. Ce dispositif démission offre une sécurité financière pendant la phase de démarrage de l’entreprise. Il est crucial d’anticiper la formation nécessaire pour mener à bien sa création d’entreprise tout en préservant ses droits aux allocations chômage.
Le caractère réel et sérieux du projet
Pour toucher le chômage, le projet de création d’entreprise doit être cohérent avec le marché. La commission vérifie que le candidat a bien défini son entreprise et ses besoins de formation. Le chômage après démission est octroyé lorsque le caractère réel et sérieux est confirmé par les experts de France Travail.
Si le projet est refusé, il n’est pas possible de bénéficier du dispositif démission pour toucher les allocations chômage. Il est donc essentiel de bien préparer le dossier de création d’entreprise avant de quitter son employeur.
Les démarches administratives et financières

La création d’entreprise demande une gestion rigoureuse, surtout quand on souhaite toucher le chômage. Il vous faut, en somme :
- La réalisation d’un conseil en évolution professionnelle avant de démissionner.
- Le dépôt du dossier de création d’entreprise auprès de France Travail.
- La validation du projet par la commission paritaire régionale.
- L’inscription comme demandeur d’emploi pour bénéficier des allocations chômage.
- L’activation de l’ACRE pour favoriser la création d’entreprise.
Le respect de chaque étape garantit le maintien des droits aux allocations chômage. Cette sécurité permet de se concentrer pleinement sur le développement de l’entreprise en toute sérénité.
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Camille Morin est une professionnelle du marketing digital, spécialisée dans la stratégie de contenu et les nouvelles tendances du commerce en ligne.
Arnaud d'Anjean Entreprise / Business / Finance